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COVID-19, la septième vague

Le point de situation

Les contaminations dues au Covid-19 sont en baisse en France depuis lundi 11 juillet. Le pic de la septième vague est en train d’être passé, et ce, plus tôt que ce que l’on imaginait. Pourtant, on observe encore une hausse des nouvelles hospitalisations qui est en total décalage avec la tendance à la baisse des cas positifs. 

Le pic épidémique semble quasiment identique à celui de la dernière vague avec une moyenne d’environ 117 000 nouveaux cas par jour selon Santé Publique France au 14 juillet. Un chiffre en recul de 8% par rapport à la semaine précédente. 

Le point le plus élevé de contamination s’est établi à plus de 130 000 nouveaux cas par jour au 10 juillet, soit un résultat presque identique à celui du pic de la sixième vague atteinte en avril dernier. 

 

Un été sous tension à l’hôpital

Entre canicule, Covid-19 et manque de personnel, c’est un été compliqué qui a débuté pour les soignants de l’hôpital public. La France compte actuellement près de 130 services d’urgences en grande difficulté, souffrant principalement d’un manque de personnel dramatique. 127 établissements seraient en difficulté, 90% seraient sous tension par manque de personnel médical et 47% font face à un manque d’aide-soignants, infirmiers ou personnel administratif.

La canicule provoque de grandes charges supplémentaires pour les urgences avec forcément des répercussions sur l’ensemble des services. “Je ne sais pas comment on va tenir l’été.” racontait une aide soignante. Les fortes chaleurs sont difficiles à supporter et encore plus à l’hôpital, quand la salle des urgences est remplie et sans climatisation. Il devient même difficile de maintenir de bonnes conditions d’attente et de faire en sorte que les patients ne soient pas déshydratés.

Le Covid-19, à ce stade, c’est la goutte de trop. Plusieurs soignants assurent que la reprise de l’épidémie reste gérable pour le moment dans leurs services toutefois, certains sont convaincus que si la vague de covid devait frapper fort, les difficultés de gestion seraient extrêmes.



 

Les réinfections au Covid 

Le Covid-19 est toujours bien présent et surtout on observe de plus en plus de cas de réinfection. Santé Publique France a repéré parmi les personnes ayant été infectées pour la première fois entre janvier 2021 et avril 22, un peu plus d’un million de cas possibles de réinfection. 

Selon leur rapport, au moins 12% des cas diagnostiqués pendant la semaine du 6 au 12 juin, avaient déjà effectué un test les ayant déclarés positifs dans le passé. Les cas de réinfections représentent les personnes déclarées positives au moins deux fois à au moins deux mois d’intervalle. Ces estimations seraient tout de même partielles avec plusieurs limites.

  • Ces estimations supposent que les personnes concernées aient réalisé un dépistage à l’occasion de chacun des épisodes d’infection, ce qui est de moins en moins le cas en France. Pendant certaines périodes beaucoup de personnes se faisaient tester comme pour les fêtes de fin d’années, mais pour d’autres périodes comme en été, la population se teste moins par peur d’être privée de ses vacances ou autres. De plus, les auto-test ne sont pas reportés dans les bases de données lorsqu’ils ne sont pas suivi de test PCR.
  • Les données étudiées par Santé Publique France s’arrêtent à mi-juin 2022 et ne comptent donc pas les nouveaux cas ni ceux de l’année 2020. L’absence de système d'information spécifique précédant mai 2020 empêche de prendre connaissance des cas de réinfection sur l’ensemble de l’épidémie. 

 

Le variant Omicron a joué un très grand rôle dans ces réinfections. En effet, l'arrivée de ce variant très transmissible possédait une grande capacité à contaminer des personnes vaccinées ou ayant déjà été infectées. Une suspicion de variant Omicron a été retrouvée chez 93,5% des 246 4482 cas possibles de réinfection.

En France, les gestes de prévention commencent à être de plus en plus délaissés, ainsi l’on s’attend à ce que la fréquence des réinfections continue d’augmenter sur les prochaines semaines. 

 

Qui sont les personnes réinfectées ?

En France, les derniers éléments publiés par Santé Publique France, datant de mai, montrent une surreprésentation des professionnels de la santé et des 18-40 ans parmi les cas de possible réinfection. Des données logiques qui expliquent simplement une surexposition à l’infection et une activité professionnelle combinée aux moindres mesures de distanciation sociale.

Le risque de réinfection reste plus élevé pour les personnes non vaccinées, phénomène observé en France mais aussi au Royaume-Uni. La probabilité de réinfection est d’autant plus importante que la majorité des Français ont été contaminés au moins une fois par le Covid. Cela augmente d’autant le nombre de personnes susceptibles d’être à nouveau déclarées positives au virus : à la mi-juin, 44 % des réinfections possibles concernaient des personnes infectées pour la première fois en janvier 2022 ou après.

Le gouvernement a décidé d’élargir la seconde dose de rappel aux femmes enceintes, aux personnes de moins de 60 ans à risque et à celles vivant dans l’entourage de personnes fragiles comme les personnes immunodépressives. Cet élargissement concerne environ cinq millions de personnes, ce qui porte à environ 17 millions le nombre de Français éligibles à cette seconde dose de rappel à ce jour.

 

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