x

PMA, les dernières évolutions

La PMA 

La procréation médicalement assistée permet à un couple hétérosexuel ou homosexuel ou à une femme célibataire d’avoir un enfant. Dans la plupart des cas, ce processus est proposé à un couple ayant des difficultés à avoir un enfant ou ne pouvant pas du tout. En France, la gestation pour autrui étant interdite, c’est la PMA qui est la plus pratiquée. 

Cette pratique nécessite certaines conditions. Elle peut être réalisée jusqu’au 45ème anniversaire pour la femme qui va porter l’enfant et jusqu’au 60ème anniversaire pour le membre du couple qui ne porte pas l’enfant. En vue d’une future PMA, le prélèvement d’ovocytes peut être réalisé jusqu’au 43ème anniversaire et le recueil de spermatozoïdes jusqu’à 60 ans.

Il existe plusieurs techniques praticables pour la réalisation d’une PMA. En France, cette pratique est tolérée depuis un certain nombre d'années mais le sujet est longtemps resté tabou et certaines évolutions sont encore toute récentes. En effet, l’ouverture aux femmes lesbiennes et célibataire n’a été faite qu’en 2021 et le retrait de l’anonymat complet des donneurs et donneuses est prévu pour septembre 2022. 

 

La pratique de la PMA

Comme expliqué ci-dessus, la PMA peut être réalisée de plusieurs façons. 

L’insémination artificielle permet une fécondation naturelle au sein du corps de la femme. L’acte médical ne consiste qu’à déposer les spermatozoïdes dans l’utérus pour faciliter la rencontre avec l’ovule. Dans ce cas, l’insémination peut se faire avec le sperme du conjoint ou avec celui d’un donneur anonyme.

La fécondation in vitro, aussi appelée Fiv, est un procédé différent. La fécondation a lieu en laboratoire et non dans l’utérus de la femme. Le spermatozoïde est directement injecté dans l’ovule pour former un embryon. Ce dernier est ensuite transféré dans l’utérus de la femme. C’est un procédé médical plus suivi et plus important. La FIV peut être réalisée avec l’ovule de la femme et le sperme d’un donneur, avec le sperme du conjoint et l’ovule congelée d’une donneuse anonyme ou encore avec le sperme et l’ovule de donneurs/donneuses.

L’accueil d’embryon est proposé dans des cas particuliers, pour éviter le risque de transmissions d’une maladie à l’enfant, en cas d’infertilité d’un membre du couple demandeur ou pour une PMA réalisée pour une femme célibataire.

 

Le succès de la nouvelle loi

Cela fait désormais un an que la loi sur la procréation médicalement assistée pour toutes à été promulguée, ouvrant ainsi l’accès aux couples de femmes et aux femmes célibataires. Une loi qui rencontre un succès stupéfiant. Au premier trimestre de 2022, presque 12 000 dossiers ont été déposés pour une première consultation. Le résultat ? Les délais d’accès sont de plus en plus longs et il faut environ 15 mois pour bénéficier de la PMA désormais.

Cette loi est une véritable révolution sociétale, il faut en être conscient, explique Joëlle Belaisch-Allart, cheffe du service de gynécologie à l’hôpital de Saint-Cloud. “Nous sommes face à un nombre faramineux de demandes, il faut bien le dire. C'est peut-être un effet départ et il se peut que ça se calme par la suite, mais par rapport à ce qui était attendu, effectivement, il y a une demande fantastique.”

 

Un sujet tabou ?

Le 2 août 2021, une loi a été décrétée, élargissant la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires. Un sujet très sensible qui a provoqué de nombreuses manifestations et questionnements au sein du pays. 

Les débats étaient principalement focalisés sur l’ouverture de la pratique aux couples de lesbiennes. Un an plus tard, l’on observe que la majorité des parcours de PMA sont suivis par des femmes célibataires. En effet, sur environ 5 000 demandes de consultation au premier trimestre 2022, 53% provenaient de femmes seules, a rapporté l’Agence de la biomédecine dans un bilan. 

“Et le papa ?” Difficile à comprendre pour certains, mais pourtant simple pour d’autres. Pour beaucoup de femmes, avoir un bébé est un choix indépendant de la vie amoureuse. Selon plusieurs femmes ayant vécu une PMA ou la pratiquant actuellement, le plus difficile dans le parcours, ce sont les angoisses des gens de l’entourage. 

 

Les donneurs

Aujourd’hui, il manque de dons pour pouvoir répondre à l’ensemble des demandes. Avec une loi qui change à partir du premier septembre. Une loi qui représente pour certains un réel frein. A compter du 1er septembre, les donneurs et donneuses qui se rendent dans un centre de dons devront consentir à la communication d’informations non identifiantes (telles que l’âge au moment du don, la situation socioprofessionnelle, le nombre d’enfants…) et identifiantes (nom, prénom et date de naissance). S’ils refusent, leur don ne sera pas accepté. Cette loi vise à donner aux enfants nés par le biais de cette pratique, une chance égale aux autres, de pouvoir en savoir plus sur leurs origines.

 

 

 

 

 


FranceInfo - Le Monde - service-public - ameli - procreation-médicale

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.